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WebP, AVIF, JPEG ou PNG — lequel choisir ?

La plupart des conseils sur les formats se résument à un tableau de tailles. C'est la partie la moins utile. Les formats diffèrent d'abord par ce qu'ils peuvent représenter — et une fois cela compris, la question de la taille se règle toute seule.

Rédigé par Monu Sagar ·

Avec ou sans perte, transparent ou non — voilà toute la décision

JPEG est avec perte et n'a aucune transparence. Il a été conçu pour la photographie et y excelle encore, mais il ne peut pas représenter un pixel transparent — la notion n'existe pas dans le format.

PNG est sans perte et gère la transparence. Rien n'est jeté, d'où son intérêt pour les captures d'écran, logos, schémas et tout ce qui comporte du texte ou des bords nets — et son inadéquation pour une photo, où « ne rien jeter » signifie un fichier très lourd.

WebP et AVIF forment le duo moderne, et ils ont supprimé le compromis : tous deux gèrent la compression avec perte ET la transparence. Cette combinaison est réellement nouvelle. Avant eux, une image transparente devait être stockée sans perte — d'où tant de PNG surdimensionnés sur le web.

Donc : photo → format avec perte. Graphique plat ou texte → sans perte, ou avec perte en haute qualité. Besoin de transparence → tout sauf JPEG.

La conversion à ne jamais faire

Un PNG transparent vers JPEG. JPEG n'a pas de canal alpha : la transparence doit donc aller quelque part — et tout outil qui effectue cette conversion compose silencieusement votre image sur une couleur de fond qu'il a choisie. Souvent blanc, parfois noir. Le résultat est correct sur une page blanche et catastrophique ailleurs, et il n'y a pas de retour arrière : la transparence n'est pas masquée, elle a disparu.

Notre convertisseur refuse. Si votre image comporte de la transparence et que vous demandez du JPEG, il conserve un format capable de la représenter et vous dit ce qu'il a fait. Si vous voulez vraiment une image aplatie sur un fond précis, c'est une décision de composition : elle appartient à un éditeur où vous choisissez la couleur.

L'autre conversion à considérer deux fois est avec perte vers avec perte — JPEG vers WebP, WebP vers AVIF. Cela fonctionne et vaut souvent le coup, mais vous réencodez quelque chose de déjà encodé : un peu de qualité part à chaque fois. Convertissez depuis le meilleur original disponible, pas depuis une copie de copie.

Peut-on déjà utiliser WebP et AVIF sans risque ?

Pour le web, oui. WebP fonctionne dans tous les navigateurs réellement utilisés, et ce depuis des années. AVIF est également pris en charge par tous les grands navigateurs actuels ; le coût pratique est le temps d'encodage, pas la compatibilité.

Hors navigateur, c'est moins uniforme. Certains logiciels de bureau anciens, quelques imprimantes et de temps en temps un formulaire d'envoi attendent encore du JPEG ou du PNG. Si un fichier part vers un endroit que vous ne maîtrisez pas — imprimeur, portail administratif, client équipé d'un logiciel antique — envoyez du JPEG ou du PNG et gardez le format moderne pour votre propre site.

Une bonne habitude : conservez vos originaux dans un format sans perte, convertissez en WebP ou AVIF pour publier, et en JPEG uniquement quand la destination l'exige.

Bon à savoir

Questions fréquentes

Peut-on utiliser WebP ou AVIF sur un site aujourd’hui ?

Oui pour les deux, dans tous les navigateurs actuels. La prudence restante est hors navigateur : certaines applications de bureau anciennes, imprimantes et systèmes internes ne comprennent encore que JPEG et PNG. Si l'image part sur un site, prenez WebP ou AVIF ; si elle part vers quelqu'un qui l'ouvrira dans un logiciel inconnu, JPEG est la remise la plus sûre.

Convertir un JPEG en PNG restaure-t-il la qualité ?

Non, et c'est la conversion à éviter. Ce qu'un JPEG a jeté est perdu ; le PNG stockera alors ces pixels abîmés sans perte, produisant un fichier plusieurs fois plus lourd sans la moindre amélioration. Ne convertissez en PNG que si vous avez besoin de transparence ou d'un master sans perte issu d'une source sans perte.

La conversion dégrade-t-elle la qualité ?

Convertir vers un format avec perte implique un ré-encodage, donc un peu de qualité est cédé — piloté par le préréglage choisi, de 92 à 68. Entre formats sans perte, rien n'est cédé. La règle pratique : convertir depuis votre meilleur original, pas depuis une copie déjà passée par un encodage avec perte.

Quel format pour un logo ou une capture d’écran ?

Tout ce qui comporte des bords nets et du texte veut un encodage sans perte ou de haute qualité : PNG est la réponse traditionnelle et reste bonne, et le WebP sans perte est en général plus léger à résultat égal. Évitez le JPEG ici : sa compression produit des franges visibles précisément le long des bords nets dont ces images sont faites.

Puis-je convertir plusieurs images à la fois ?

Oui — jusqu'à 20 fichiers par traitement, chacun jusqu'à 100 Mo, tous convertis dans le format choisi. Contrairement au compresseur, le convertisseur convertit toujours : il ne vous rendra pas discrètement l'original parce que le nouveau fichier est plus lourd, car un convertisseur qui refuse de convertir serait cassé.

Références

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